
Publié le 25/08/2026 à 15:20
L'étude a regroupé 259.388 participants, avec un suivi médian de 20 ans. Les chercheurs ont évalué neuf critères cardiovasculaires et de mortalité. Les mesures d'adiposité abdominale (accumulation de graisse au niveau du ventre) étaient fréquemment discordantes avec les catégories définies par l'Indice de Masse Corporelle (IMC). Parmi les personnes de poids normal, 5% présentaient un tour de taille élevé et 18% un rapport taille-hanches élevé. Chez les personnes en surpoids, ces proportions atteignaient respectivement 39% et 40%.
Chez les personnes présentant une obésité selon l'IMC, un faible tour de taille n'était généralement pas associé à un risque de santé significativement élevéCes différences avaient une portée pronostique. Chez les participants de poids normal ou en surpoids, un tour de taille ou un rapport taille-hanches élevé était associé à une augmentation de 15 à 50% du risque pour la plupart des événements étudiés, parmi lesquels infarctus, AVC, insuffisance cardiaque, fibrillation auriculaire et mortalité cardiovasculaire. À l'inverse, chez les personnes présentant une obésité selon l'IMC, un faible tour de taille n'était généralement pas associé à un risque significativement différent de celui observé chez les personnes de poids normal ayant également un faible tour de taille, à l'exception de la mortalité toutes causes, qui était plus faible. Pour le rapport taille-hanches, la situation différait notamment chez les femmes: celles présentant une obésité mais un rapport faible, conservaient un risque supérieur, bien que moins marqué qu'en présence d'un rapport élevé.
L'IMC peut masquer des profils de risque très différentsCes résultats montrent ainsi que l'IMC peut masquer des profils de risque très différents. L'ajout de mesures simples de l'adiposité centrale, comme le tour de taille ou le rapport taille-hanches, pourrait donc améliorer la classification du risque cardiovasculaire et apporter une information diagnostique et pronostique supplémentaire.
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