
Publié le 26/01/2026 à 10:30
Au cœur de ce processus se trouve l’hypothalamus, véritable centre de régulation de la faim et de la dépense énergétique. Quand le poids baisse, il réagit comme à une menace et déclenche des mécanismes de défense puissants: augmentation de l’appétit, baisse de la dépense énergétique, installation d’une «mémoire obésogène» qui pousse à reprendre les kilos perdus. L’inflammation de cette région, sous l’effet d’un régime hypercalorique, du stress, du manque de sommeil ou de facteurs hormonaux, perturbe les neurones de la faim et de la satiété ainsi que la microglie, les cellules immunitaires du cerveau. Ces réponses ne sont pas identiques chez les hommes et les femmes: les œstrogènes confèrent un certain temps une protection métabolique aux femmes, qui s’atténue à la périménopause et à la ménopause, période critique pour le risque cardiométabolique.
L'obésité, une maladie chronique complexeLes traitements de l’obésité ont été bouleversés par l’arrivée des agonistes du récepteur GLP-1, comme le sémaglutide, capables d’agir à la fois en périphérie et sur le cerveau pour réduire le poids. Mais ces médicaments ont leurs limites: effets digestifs, perte de masse maigre, reprise pondérale après l’arrêt, réponses variables selon le profil biologique et le sexe. D’où l’intérêt croissant pour des approches qui ciblent plus directement le cerveau, notamment la nanomédecine, qui utilise des nanoparticules pour acheminer des molécules vers les circuits neuronaux qui contrôlent l’appétit et l’équilibre énergétique. En combinant modes de vie sains et thérapies cérébrales plus précises, l’objectif n’est plus de culpabiliser les personnes, mais de traiter l’obésité pour ce qu’elle est réellement: une maladie chronique complexe, enracinée dans le fonctionnement du cerveau.
Partager et imprimer cet article
05 03 2024
Quatre fois plus d'enfants souffrent d'obésité! Selon les experts, il est important de mettre l'accent sur la prévention dès le début. «En tant que société et du point de...
Lire la suite
31 07 2023
Les chercheurs ont constaté que le surpoids et l'obésité augmentent le risque de maladie coronarienne de 28% par rapport aux personnes ayant un poids sain, même si leur t...
Lire la suite
16 03 2023
«Les chiffres de l’obésité concernant les très jeunes enfants sont en augmentation», a déclaré à Radio 1 le Dr Inge Gies, Chef du service de Pédiatrie et responsable de l...
Lire la suite
14 08 2024
49% des Belges sont en surpoids et, parmi eux, 18% souffrent d’obésité. C’est ce qui ressort de l’Enquête de consommation alimentaire que Sciensano a réalisée en 2022-202...
Lire la suiteCancer de l'estomac
Covid-19
Dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA)
Greffe d'organes
Leucémie myéloïde chronique
Migraine et maux de tête
Oeil infecté, irrité ou sec
Vessie hyperactive