Pr Bertrand Tombal, chef du Service d’urologie aux Cliniques universitaires Saint-Luc.
Des nouveaux médicaments viennent enrichir l’offre thérapeutique à destination des hommes atteints d’un cancer de la prostate métastatique résistant à la castration chimique. Zoom sur ces nouvelles molécules.
Hormonothérapie
De nouveaux traitements hormonaux sont récemment apparus sur le marché pour les patients atteints d’un cancer de la prostate métastatique résistant à la castration chimique. Pour comprendre leurs mécanismes d’action, il est important de savoir que les cellules cancéreuses dépendent souvent pour leur croissance des androgènes (hormones masculines).
«Dans le cadre du cancer prostatique, la castration consiste à inhiber la production d’hormones androgènes afin de freiner la progression des cellules cancéreuses», rappelle le Prof. Tombal, chef du Service d’urologie aux Cliniques universitaires Saint-Luc. Mais la cellule cancéreuse trouve rapidement une parade à cette suppression hormonale, et ce de deux manières:
«Les nouveaux traitements hormonaux remédient à ces mécanismes en ayant un mode d’action relativement similaire», précise le Pr Tombal. «En général, quand le patient devient résistant à l’une de ces molécules, il l’est aussi à l’autre.» «Ces médicaments sont aujourd’hui devenu la seconde ligne de traitement des patients métastasiques résistants à la castration, à l’exception de rares formes très agressives qui nécessitent d’emblée une chimiothérapie. Ces médicaments permettent d’augmenter la survie et de retarder la mise en route de la chimiothérapie. Le patient gagne ainsi du temps de qualité.»
Des agents radiopharmaceutiques ciblant l'os
Les agents radiopharmaceutiques ciblant l'os sont aussi des nouveaux traitements qui visent à prolonger la durée de vie. Ils sont réservés aux patients atteints d’un cancer prostatique :
Il est important que le patient ait une survie espérée d’au moins six mois pour qu’il puisse bénéficier des six injections mensuelles. Les agents radiopharmaceutiques ciblant l'os se fixent sur les métastases osseuses et y délivrent une irradiation locale ciblée qui entraîne la destruction des cellules cancéreuses. Ce médicament permet de freiner la progression de la tumeur sans altérer les tissus environnants.
Pas sans traitement protecteur de l’os!
«Les patients qui reçoivent ces nouvelles molécules ne doivent pas interrompre leur traitement protecteur de l’os», préconise le Pr Tombal. Des traitements protecteurs de l’os freinent la résorption osseuse provoquée par les ostéoclastes (cellules responsables de la dégradation osseuse). Ils aident à renforcer l’os et permettent ainsi de retarder l’apparition des complications osseuses: fractures, douleurs osseuses, compression de la moelle épinière. «Les traitements protecteurs de l’os agissent en synergie avec les traitements du cancer de la prostate sur la prévention des complications osseuses», explique le Pr Tombal. «Ces complications apparaissent quand le cancer progresse. En ralentissant la progression de la maladie, les nouveaux traitements du cancer de la prostate avec métastases retardent l’apparition de ces complications. Mais le bénéfice en termes de prévention est encore plus important quand le patient reçoit en parallèle un traitement protecteur de l’os.»
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