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Sclérose en plaques


TÉMOIGNAGES

«Améliorer le mode d’utilisation des injectables est essentiel pour les patients SEP»

«Améliorer le mode d’utilisation des injectables est essentiel pour les patients SEP»

Dr Andreas Lysandropoulos, neurologue à l’Hôpital Érasme

Deux nouveaux injectables à longue durée d’action font leur apparition dans le paysage thérapeutique de la SEP: le Plegridy® et la Copaxone® 40mg/ml. Le Dr Lysandroupoulos fait le point sur les atouts de ces médicaments.

Quel est l’atout majeur de ces nouveaux médicaments injectables à longue durée d’action?

En diminuant la fréquence des injections, ils permettent d’accroître le confort du patient et limitent la gêne occasionnée par les effets secondaires de ces médicaments. Certains patients supportent difficilement les injections répétées et les effets indésirables qui peuvent y être associés. Or, bien tolérer son traitement et pouvoir le suivre sur le long terme est essentiel pour les personnes atteintes d’une maladie chronique comme la sclérose en plaques (SEP). C’est l’un des facteurs qui déterminent le succès du traitement. Améliorer le mode d’utilisation de ces médicaments est donc loin d’être anodin.

De nouvelles molécules viennent petit à petit enrichir l’offre thérapeutique de la SEP. Leur arrivée rend-elle obsolètes les médicaments de la dernière génération comme les interférons bêta (Plegridy®, notamment) et l’acétate de glatiramère (Copaxone®)?

Je ne le pense pas. Il va de soi que je me réjouis de l’arrivée de ces nouveaux traitements pour la SEP. Cependant, les médicaments injectables de la génération précédente sont toujours pris en considération quand nous déterminons le traitement d’un patient. Et ce, parce que nous avons du recul sur ces molécules. Ce sont des traitements que nous utilisons depuis une vingtaine d’années. Nous en connaissons l’efficacité et nous sommes certains de leur innocuité à court et à long termes.

Concrètement, en quoi cette question du recul sur les molécules peut-elle avoir un impact sur les patients?

Sur le long terme, nous savons que les interférons bêta et l’acétate de glatiramère sont dépourvus d’effets secondaires graves (cancers, infections graves…).
À plus court terme, on sait par exemple que ces médicaments n’induisent pas de risque spécifique pour les femmes enceintes. Les patientes qui prennent ce type de médicaments et qui souhaitent concevoir un enfant peuvent donc poursuivre leur traitement jusqu’à ce que les résultats de leur test de grossesse soient positifs.
La situation est différente avec les nouvelles molécules: comme nous n’avons pas encore suffisamment de recul, nous préférons conseiller à nos patientes d’interrompre leur traitement avant même l’arrêt de la contraception. Il peut alors y avoir une période plus ou moins longue sans traitement… Ce qui est susceptible de perturber leur projet de grossesse.
Continuer à développer les molécules que nous connaissons bien et à les améliorer en termes de confort pour le patient est donc une excellente nouvelle pour les patients SEP.

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