
Publié le 23/02/2011 à 23:09
Des scientifiques viennent de réussir à identifier 23 protéines dans le liquide céphalorachidien qui seraient liées à l'apparition de la maladie d'Alzheimer. S'il s'avère que ces protéines sont bien des marqueurs biologiques de la maladie, elles pourraient contribuer dans le futur à mettre au point un dépistage de la maladie d'Alzheimer.
Jusqu'à présent, malgré les nombreuses pistes avancées par les scientifiques – pistes que nous vous exposons d'ailleurs tout au long des semaines – il est encore impossible de poser un diagnostic de certitude de la maladie d'Alzheimer du vivant du patient. En effet, aucun marqueur biologique, dans la prise de sang ou dans le liquide céphalorachidien (celui qui baigne la moelle et le cerveau) n'existe. Le médecin est donc amené à poser un diagnostic de probabilité. Le diagnostic ne deviendra certain qu'après un examen microscopique du cerveau qui permettra de retrouver les lésions caractéristiques de la maladie. Ceci après le décès.
Néanmoins, la recherche avance… Ainsi, des chercheurs de l'Université de Cornell de New York viennent d'étudier le liquide céphalorachidien de 34 personnes souffrant d'une probable maladie d'Alzheimer et de 34 autres qui n'en étaient pas atteintes. Résultat: ils ont réussi à identifier 23 protéines dans le liquide céphalorachidien qui, présentes ensemble, pourraient être des marqueurs de la maladie d'Alzheimer. Il s'est avéré que la plupart de ces protéines avaient un lien avec les principaux facteurs de la maladie comme les plaques amyloïdes. Des tests post mortem sont venus confirmer que ces protéines avaient permis d'identifier correctement 90% des sujets souffrant effectivement de la maladie d'Alzheimer.
Selon le Pr Erin Finehout, qui a dirigé cette étude, cette découverte de marqueurs biologiques est prometteuse car elle pourrait contribuer, dans le futur, à mettre au point un test de dépistage de la maladie d'Alzheimer. Et qui dit diagnostic précoce, sous-entend prise en charge plus rapide et donc plus efficace. Néanmoins, comme l'observent le Pr Finhout lui-même et son équipe, d'autres études doivent être réalisées pour venir confirmer ou infirmer les résultats obtenus.
Judith Lachterman Journaliste santéSOURCE: Finehout, E. Annals of Neurology, December 2006; vol 60. News release, Cornell University News Service.
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