
Publié le 16/10/2013 à 11:01
On le sait depuis quelques années, l’exercice physique est recommandé pour les personnes atteintes de sclérose en plaques. Mais quelle activité choisir quand l’équilibre flanche ou que la fatigue vous accable? Zoom sur les critères de choix pour trouver un sport adapté.
L’époque où l’on pensait que le sport pouvait être néfaste pour les personnes atteintes de sclérose en plaques (SEP) est aujourd’hui bel et bien révolue. On sait aujourd’hui que l’exercice physique n’accélère pas la progression de la maladie et n’en accentue pas les symptômes de manière permanente. Au contraire! Bouger régulièrement constitue un plus indéniable: tonus musculaire renforcé; fonctions respiratoire, cardio-vasculaire et locomotrice (distance de marche, équilibre,…) améliorées; fatigue atténuée; capacités cognitives boostées, moral au beau fixe, …
In fine, s’il n’a pas encore été démontré que l’exercice puisse avoir une incidence positive sur l’évolution de la maladie, le sport constitue un atout indéniable pour la qualité de vie des patients.
En principe, et moyennant quelques adaptations, aucun sport n’est formellement interdit en cas de sclérose en plaques. Certains critères peuvent cependant orienter le choix vers l’une ou l’autre option:
- Un sport qui plait
Le plaisir est le gage d’un exercice qui sera pratiqué de manière régulière. La fréquence idéale: deux ou trois fois par semaines, espacées par un ou deux jours de repos.
- Un sport “adaptable”
Une activité physique peut se pratiquer de différentes façons, en fonction notamment des capacités physiques de la personne malade et des déficits dont elle est atteinte. Certains tapis roulants disposent par exemple de barres parallèles sur lesquelles le marcheur qui éprouve des problèmes d’équilibre peut prendre appui.
- Privilégier l’endurance
Les exercices physiques peu intenses, qui permettent de répartir l’effort sur toute la durée de la séance, sont les plus adaptés pour les personnes atteintes de sclérose en plaques.
Marche, danse, cyclisme, natation ou aqua-gym, exercices en salle de sport, yoga… Les possibilités sont donc nombreuses.
Quel que soit le sport choisi, un suivi médical est indispensable. Le neurologue ou le kinésithérapeute peuvent guider la personne dans l’établissement de son programme, mais aussi évaluer ses « prestations » tout en surveillant sa fréquence cardiaque et son degré de récupération. Le cas échéant, le programme d’entraînement pourra être adapté.
La personne malade devra aussi apprendre à écouter son corps et à repérer les signaux qu’il lui envoie pour pouvoir s’arrêter à temps.
De même, certains jours sont moins “fastes” que d’autres. Les périodes de poussée, par exemple, nécessitent soins et repos.
Outre les conseils dispensés par le médecin ou le kinésithérapeute, internet regorge de pistes pour aider les personnes atteintes de sclérose en plaques à trouver l’activité qui leur convient.
Deux exemples:
- En Fédération Wallonie-Bruxelles: http://ligue.ms-sep.be/activites/move
- En Flandre: http://www.movetosport.be
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