
Publié le 20/09/2011 à 12:50
Les troubles de l’érection découlent parfois d’une éducation culpabilisante par rapport à la sexualité. Il est pourtant possible de s’en débarrasser.
"Arrête de toucher ton zizi, c’est SALE!" Combien de petits garçons n’ont pas entendu ce genre d’affirmations? Ou encore le fameux "Tu n’as pas honte?" lorsqu’ils sont pris en flagrant délit de tripotage pseudomédical de la petite voisine? C’est vrai qu’à ce moment, ils n’ont absolument aucune honte à s’adonner aux joies de la sexualité enfantine qui, rappelons-le, n’a rien d’anormal. Mais à force d’entendre que le sexe, c’est dégoûtant, ils finissent effectivement par éprouver un sentiment de honte, voire de culpabilité par rapport à "la chose". En grandissant, ce sentiment peut occasionner de sérieux problèmes dans leur vie sexuelle: des troubles de l’érection.
Qu’est-ce qui se passe dans le cerveau pour qu’un blocage psychologique provoque des troubles de l’érection? En fait, ce phénomène se produit lorsque l’acte sexuel engendre un stress chez l’homme (suite, par exemple, aux raisons évoquées plus haut). Le stress entraîne une surproduction de noradrénaline dans le cerveau. Or, lorsqu’il est relâché en trop grandes quantités, ce neurotransmetteur est responsable de la contraction des muscles du pénis. Résultat: l’afflux de sang dans le pénis nécessaire à l’érection devient impossible.
Une sexothérapie permet généralement de venir à bout du problème. Le but du thérapeute? Aider son patient à se distancier de l’éducation sexuelle culpabilisante qu’il a reçue. Pour cela, l’homme doit notamment prendre conscience de la souffrance de ses propres parents.
L’image négative de la sexualité qu’on lui a donnée peut être le reflet d’un rapport au corps, au sexe, difficile pour ses parents. D’ailleurs, ceux-ci ne font bien souvent que reproduire l’éducation qu’ils ont eux-mêmes reçue. On peut alors parler d’une souffrance qui se transmet de génération en génération. Pourtant, il ne tient qu’au patient de mettre un terme à cette transmission. Le fait de pouvoir poser un regard critique sur sa propre éducation sexuelle est sans doute le meilleur moyen d’y arriver.
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