
Il n’existe pas un mais des papillomavirus ou HPV (Human Papillomavirus). Parmi plus de 120 HPV identifiés à ce jour, 18 génotypes (ou souches) de HPV sont dits «à haut risque» (HR-HPV). Ils sont donc susceptibles de provoquer un cancer.
Les types 16, 18, 45 et 31 représentent à eux seuls 80% de tous les cas de cancers du col de l’utérus dans le monde. Le HPV 16 est de loin le plus fréquent, puisqu’il est responsable de 53% des cancers du col de l’utérus. Il est suivi par le HPV 18, qui est responsable dans 17% des cas. À eux deux, HPV 16 et HPV 18 représentent donc 70% des cas de cancers du col de l’utérus.
Les autres souches de HPV sont dites «à faible risque» (LR-HPV): elles sont principalement responsables de condylomes (verrues génitales) au niveau des lèvres de la vulve, du vagin ou du col de l’utérus. Ces condylomes sont sexuellement transmissibles mais bénins: ils n’évoluent pas en cancer du col de l’utérus. Ils sont causés à 90% par deux génotypes: le HPV 6 et le HPV 11.
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Dr Christine Gennigens, oncologue médicale au CHU de Liège.
Pr Philippe Simon, chef du service de gynécologie à l’Hôpital Érasme
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