Cette intervention vise à retirer le ou les caillot(s) sanguin(s) à l’origine d’une hypertension pulmonaire dans un poumon. C’est le traitement de choix de cette forme d’hypertension pulmonaire. Il s’agit d’une intervention délicate, qui doit être confiée à un opérateur expérimenté.
Cette technique consiste à insérer un cathéter (petit tube mince et flexible) dans un vaisseau sanguin pour rejoindre le cœur et créer un orifice entre les oreillettes gauche et droite du cœur. Les résultats sont une diminution de la pression dans le cœur droit et l’augmentation de la quantité de sang qui arrive dans le ventricule gauche et une diminution de la quantité de sang circulant dans les vaisseaux pulmonaires. Cette technique présente un intérêt chez les patients dont l’état s’aggrave malgré un traitement médical maximal, parfois en attente de transplantation.
La transplantation bipulmonaire (deux poumons) ou cardiopulmonaire (cœur et poumons) représente le seul traitement qui permet de guérir l’hypertension artérielle pulmonaire et la seule alternative en cas d’échec du traitement médical. En effet, environ 25% des patients ne répondent pas ou finissent par échapper au traitement médicamenteux. Cette opération est réservée aux sujets jeunes (moins de 65 ans) présentant une hypertension artérielle pulmonaire sévère et capable de supporter une intervention aussi lourde. Les taux de survie postopératoire dépassent 75% à un an et 50% à cinq ans.
Article réalisé en collaboration avec le Pr Marion Delcroix, pneumologue à l’UZ Leuven.
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Dr Jean-Philippe Lengelé, néphrologue (Cliniques universitaires Saint-Luc, Grand Hôpital de Charleroi)
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