
Publié le 20/12/2012 à 14:49
Dans neuf cas sur dix, les patients atteints de la maladie de Fabry présentent des problèmes cardiaques. En quoi consistent ces complications et comment sont-elles prises en charge?
Chez les patients les plus jeunes, la maladie de Fabry perturbe les messages nerveux qui régulent les battements cardiaques. C'est ce qu'on appelle l'arythmie, une pathologie qui se manifeste sous deux formes différentes:
Si la bradycardie et/ou la tachycardie s'aggravent, des médicaments typiquement utilisés pour combattre l'arythmie seront prescrits au patient. En dernier recours, la pose d'un pacemaker aidera le cœur à battre normalement.
Au fil du temps, l'accumulation au sein des cellules de la substance que le corps des patients Fabry ne peut dégrader (le GL-3) peut aussi affecter le muscle cardiaque lui-même. Et provoquer:
Ce type de complications survient chez les patients plus âgés. Les hommes auront toutefois tendance à les développer plus tôt que les femmes.
Si ces complications s'aggravent, elles peuvent parfois déboucher sur une insuffisance cardiaque. À ce stade, le cœur n'est plus capable d'assurer sa fonction normale de pompe sanguine. La quantité de sang envoyée dans les artères devient insuffisante. D'où l'importance pour les patients atteints de la maladie de Fabry d'effectuer au minimum un électrocardiogramme, une échographie et un test à l'effort une à deux fois par an. Ces examens permettent d'évaluer régulièrement l'état de leur cœur et, si besoin, de mettre en place au plus vite une prise en charge adéquate (médicaments et/ou intervention chirurgicale). Auparavant, l'atteinte cardiaque de la maladie de Fabry ne pouvait être freinée qu'avec des traitements traditionnellement utilisés pour les maladies du cœur dans la population générale. Mais aujourd'hui, cet arsenal thérapeutique a bien heureusement été complété par l'enzymothérapie, ce traitement qui vise à remplacer l'enzyme déficiente. Même si son impact sur l'arythmie n'a pas encore été clairement démontré, on sait déjà qu'elle permet d'atténuer des complications souvent graves comme l'hypertrophie ventriculaire gauche et la dysfonction diastolique, à condition d'être débutée tôt.
Partager et imprimer cet article
19 10 2026
Les chercheurs ont analysé 8.274 participants de l'English Longitudinal Study of Ageing, âgés de 50 ans ou plus, dont les déclarations d'activités culturelles ont été rel...
Lire la suite
08 10 2026
Les chercheurs ont analysé les données de plus de 110.000 participants à la UK Biobank, une vaste étude britannique, et d'environ 20.000 personnes aux États-Unis.
28 09 2026
Les chercheurs ont étudié le sommeil de 95.559 adultes participant à la UK Biobank, une vaste étude britannique. Ces personnes ont porté au poignet un appareil enregistra...
Lire la suite
21 09 2026
Cette revue systématique et méta-analyse (une étude qui rassemble et analyse les résultats de nombreuses études précédentes) a regroupé 23 études menées chez des enfants...
Lire la suite
Entretien avec la Pre Sebahat Ocak, pneumo-oncologue thoracique (CHU UCL Namur, Godinne), et avec Marie-Ange, patiente atteinte de cancer pulmonaire et membre de l’association ALK+ Belgium.
Le Pr Souraya El Sankari (Service de neurologie, Cliniques Universitaires St-Luc) revient sur l’importance du diagnostic pour la bonne prise en charge de la sclérose en plaques.
Professeur Tim Vanuytsel (UZ Leuven)
Alzheimer
Covid-19
Greffe d'organes
Leucémie myéloïde chronique
Migraine et maux de tête
Oeil infecté, irrité ou sec
Parkinson
Vessie hyperactive