En langage médical, le «mal de tête» s’appelle céphalée. Il s’agit d’un symptôme: une douleur localisée dans la tête, le visage ou le cou, qui peut avoir des causes très variées, de la plus bénigne à la plus grave. Selon la classification ICHD-3, les céphalées se divisent en primaires (maladies en soi: migraine, céphalées de tension, céphalées en grappe) et secondaires (symptôme d’une autre maladie).
Les céphalées primaires représentent 90% des maux de tête quotidiens. Ce sont des maladies en soi. Parmi elles, on trouve la migraine, les céphalées de tension et les céphalées en grappe. Les céphalées de tension sont les plus fréquentes. Elles touchent 70% de la population au moins une fois dans la vie. La douleur est bilatérale, en «casque» ou en étau. Elle est de pression, non pulsatile. L’intensité est légère à modérée. Il n’y a ni nausées ni aggravation marquée par l’effort. Elles durent de 30 minutes à 7 jours. Les céphalées en grappe sont plus rares mais extrêmement douloureuses. Elles surviennent sous forme de crises unilatérales très intenses, autour de l’œil. On observe des signes autonomes: larmoiement, nez qui coule. Chaque crise dure 15 à 180 minutes. Elles reviennent plusieurs fois par jour pendant des périodes appelées «grappes». D’autres formes primaires rares existent: hémicrânias paroxystiques, SUNCT.
Les céphalées secondaires sont provoquées par une autre maladie: infections (sinusite, grippe, méningite), traumatismes crâniens, troubles vasculaires (hémorragie, thrombose), hypertension intracrânienne, tumeurs, glaucome, abus médicamenteux («céphalée par surconsommation»), sevrage (alcool, caféine), hypotension orthostatique. Dans la vie courante, beaucoup de céphalées secondaires bénignes sont liées à la déshydratation, au manque de sommeil, au stress, à l’effort visuel prolongé (écrans), au jeûne ou à des troubles visuels/odontologiques non corrigés. Elles répondent souvent au repos et au paracétamol.
La plupart des maux de tête occasionnels sont des céphalées de tension épisodiques ou des céphalées secondaires bénignes (déshydratation, fatigue, stress, effort visuel). Ils se manifestent par une douleur diffuse, modérée, sans signes associés majeurs, et disparaissent spontanément ou avec un antalgique simple en quelques heures. Seul un médecin peut confirmer leur nature et exclure une cause sous-jacente en cas de récurrence ou de caractéristiques inhabituelles.
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