
La migraine est une maladie neurologique chronique qui se manifeste par des crises récurrentes de céphalée, souvent invalidantes. Selon la classification internationale ICHD-3, elle se définit par au moins 5 crises répondant à des critères précis: douleur modérée à sévère durant 4 à 72 heures, pulsatile, unilatérale dans 60-70% des cas, aggravée par l’activité physique, et associée à nausées/vomissements ou intolérance à la lumière (photophobie) ou au bruit (phonophobie).
La douleur migraineuse est typiquement décrite comme pulsatile, «battante», souvent localisée au niveau des tempes, du front ou de l’œil, mais elle peut aussi être bilatérale. Elle s’accompagne fréquemment de symptômes végétatifs: nausées (90% des cas), vomissements (30-50%), intolérance à la lumière (80%), au bruit (70%) ou aux odeurs (osmophobie), obligeant souvent la personne à s’isoler dans une pièce sombre et calme. L’aggravation de la douleur par l’effort physique (monter des escaliers, activité sportive) est un critère diagnostique majeur. Chez 20-30% des migraineux, les crises sont précédées ou accompagnées d’une aura, généralement visuelle (scintillements, lignes en zigzag, taches aveugles), mais parfois sensitive (fourmillements) ou du langage (difficulté à trouver ses mots). L’aura dure moins d’une heure et disparaît avant ou pendant la douleur.
On distingue la migraine sans aura (la plus fréquente, 70-80% des cas) de la migraine avec aura. Certaines formes rares existent: migraine basilaire (vertiges, troubles de l’équilibre), migraine hémiplegique (faiblesse d’un côté du corps), migraine ophtalmoplegique (paralysie oculomotrice). La migraine touche 3 fois plus les femmes que les hommes, avec un pic entre 20 et 40 ans. Elle peut débuter à l’adolescence ou à l’âge adulte et, chez certains patients, évoluer vers une forme chronique (soit plus de 15 jours de céphalée par mois pendant plus de 3 mois), particulièrement si les crises sont fréquentes ou mal traitées. Cette évolution justifie souvent un traitement préventif comme le propranolol, prescrit et surveillé par un médecin.
La migraine survient lorsque certaines zones du cerveau deviennent trop sensibles. Un phénomène électrique particulier se propage alors à la surface du cerveau et peut provoquer l’aura chez certaines personnes. Cette activité anormale déclenche une inflammation des enveloppes du cerveau et une dilatation des vaisseaux sanguins, à l’origine de la douleur pulsatile. La migraine est souvent familiale: dans 60 à 70% des cas, un autre membre de la famille en souffre aussi. Ce terrain génétique et des substances chimiques du cerveau, comme la sérotonine et le CGRP, jouent un rôle clé. La migraine n’est donc pas une simple «céphalée vasculaire», mais une véritable maladie neurologique complexe.
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