Cette revue systématique et méta-analyse (une étude qui rassemble et analyse les résultats de nombreuses études précédentes) a regroupé 23 études menées chez des enfants et des adultes. Dans l'ensemble, les personnes ayant un TDAH présentaient une probabilité près de 50% plus élevée d'avoir des symptômes digestifs.
La constipation était presque deux fois plus fréquente. Le syndrome de l'intestin irritable (qui peut entraîner des douleurs au ventre, des ballonnements, de la diarrhée et/ou de la constipation) était 58% plus fréquent. L'encoprésie, c'est-à-dire des selles involontaires ou des fuites de selles, était quant à elle plus de quatre fois plus fréquente.
Cette étude ne permet toutefois pas de savoir ce qui explique ce lien. Elle montre que le TDAH et certains troubles digestifs sont plus souvent présents chez les mêmes personnes, mais elle ne prouve pas que le TDAH provoque ces problèmes digestifs, ni l'inverse. Plusieurs pistes sont envisagées: des habitudes alimentaires ou des routines différentes, les effets indésirables de certains traitements, des particularités communes du système nerveux, ou encore le rôle possible de la communication entre l'intestin et le cerveau, appelée «axe intestin-cerveau».
Lorsqu'une personne a un TDAH, il peut être utile de parler aussi des éventuels troubles digestifs avec un professionnel de santé. Constipation, douleurs abdominales, diarrhée ou autres gênes digestives ne doivent pas forcément être considérées comme totalement indépendantes du TDAH. Cela ne signifie pas que le TDAH est la cause de ces troubles, mais ces symptômes méritent d'être pris en compte dans le suivi global de la personne.
Source: Blake S, Cannon H, Shantikumar S. The Association Between Attention-Deficit Hyperactivity Disorder and Gastrointestinal Symptoms: A Systematic Review and Meta-Analysis. J Atten Disord. 2026 Sep. https://doi.org/10.1177/10870547261469626
L’analyse a porté sur 580.132 personnes nées en Finlande entre 1990 et 1999, suivies jusqu’à l’âge de 20 ans. Parmi elles, une minorité a reçu un premier diagnostic de TDAH entre 4 et 20 ans, avec un âge moyen plus précoce chez les garçons que chez les filles. Globalement, le TDAH, quel que soit l’âge du diagnostic, était associé à des issues éducatives moins favorables que dans la population sans diagnostic, ainsi qu’à une orientation plus fréquente vers l’enseignement professionnel que vers l’enseignement académique.
Après ajustement pour les facteurs sociodémographiques, les chercheurs ont observé qu’un âge plus jeune au moment du diagnostic était associé à une meilleure moyenne générale à la fin de l’enseignement obligatoire, à une probabilité plus élevée de suivre un cursus secondaire supérieur académique plutôt que professionnel, et à un risque plus faible de décrochage scolaire à 20 ans. Cette tendance était retrouvée chez les garçons comme chez les filles. À l’inverse, les jeunes diagnostiqués plus tardivement, en particulier dans les dernières années de l’enseignement obligatoire, présentaient les profils les moins favorables sur ces indicateurs.
Source: https://jamanetwork.com/journals/jamapsychiatry/fullarticle/2847662
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