
Publié le 04/11/2026 à 17:30
Le système immunitaire protège notre corps. En cas de maladie auto-immune, il s'attaque par erreur à certaines de ses propres cellules ou à certains tissus. C'est notamment le cas dans le diabète de type 1, la polyarthrite rhumatoïde ou la sclérose en plaques. Ces maladies peuvent donc toucher des parties du corps très différentes. Lorsqu'un parent est concerné, son enfant risque-t-il davantage de développer un diabète de type 1? C'est la question qu'ont explorée des chercheurs en Suède.
Diabète de type 1: près de 1,5 million d'enfants suivisL'équipe a analysé les données de santé de près de 1,5 million d'enfants nés entre 2001 et 2014. Les chercheurs ont relevé les maladies auto-immunes diagnostiquées chez la mère avant ou pendant la grossesse, et chez le père avant la naissance. La moitié des enfants ont été suivis pendant plus de quinze ans. Au cours du suivi, 10.273 ont développé un diabète de type 1, soit 0,71% de l'ensemble des participants. Les chercheurs ont ensuite examiné le lien entre les antécédents des parents et l'apparition de la maladie chez l'enfant.
Un lien avec la santé de la mère, mais aussi du pèreLorsqu'une maladie auto-immune était présente chez la mère pendant la grossesse, le risque de diabète de type 1 chez l'enfant était supérieur de 57% à celui des enfants dont la mère n'était pas concernée. Du côté des pères, une maladie auto-immune diagnostiquée avant la naissance était associée à un risque supérieur de 51%. Ces chiffres peuvent impressionner, mais ils doivent être bien compris: une hausse du risque de 57% ne signifie pas que 57 enfants sur 100 développeront la maladie. Le risque est 57% plus élevé que chez les enfants dont la mère n'avait pas de maladie auto-immune. Quant au chiffre de 0,71%, il concerne tous les enfants de l'étude, et non uniquement ceux dont un parent était atteint. Dans l'ensemble, les résultats étaient comparables du côté maternel et paternel, même si des différences apparaissaient selon les maladies.
Diabète de type 1: quel rôle joue l'histoire familiale?Les résultats proches chez les mères et les pères suggèrent que des facteurs familiaux communs contribuent au risque de diabète de type 1. Le lien observé ne semble donc pas s'expliquer uniquement par ce qui se passe pendant la grossesse. Pour approfondir cette question, les chercheurs ont aussi comparé des cousins. Cette méthode permet de mieux tenir compte de certains facteurs familiaux communs. Le lien avec une maladie auto-immune maternelle était alors moins marqué, mais restait présent. D'autres facteurs liés à la mère ou au père pourraient toutefois intervenir, selon la maladie auto-immune concernée.
Mon enfant développera-t-il un diabète de type 1?Ces résultats ne permettent pas de prédire si un enfant développera un diabète de type 1. Ils ne prouvent pas non plus que la maladie du parent provoque celle de l'enfant. Les chercheurs ont également examiné le cas des parents eux-mêmes atteints de diabète de type 1. Le risque pour l'enfant était le plus élevé lorsque les deux parents étaient atteints. Lorsqu'un seul parent était concerné, il était plus important si c'était le père plutôt que la mère. Ces travaux aident à mieux comprendre le rôle de l'histoire familiale. À eux seuls, ils ne permettent toutefois pas de définir de nouvelles recommandations de dépistage pour les enfants concernés.
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