
Publié le 29/06/2026 à 11:00
La chaleur nocturne, en particulier, altère la qualité du sommeil. Cette dette de récupération augmente l'irritabilité, réduit la tolérance au stress et peut rendre plus difficile la régulation des émotions. Des travaux suggèrent également que la température ambiante influence les systèmes de la sérotonine et de la dopamine, deux neurotransmetteurs impliqués à la fois dans l'humeur et dans la thermorégulation. La recherche doit encore progresser, mais ceci tend à confirmer que la chaleur extrême n'est pas seulement une contrainte physique.
Canicule et troubles psychiatriquesLes personnes vivant avec un trouble psychiatrique constituent une population particulièrement vulnérable. La perturbation du rythme circadien (horloge biologique interne) peut favoriser les décompensations (ruptures de l'équilibre psychologique), tandis que certains psychotropes peuvent modifier la sudation (transpiration) ou la thermorégulation. La déshydratation peut aussi influencer la concentration sanguine de certains traitements. En période de canicule, la surveillance clinique ne devrait donc pas se limiter aux manifestations physiques.
Un effet pouvant s'accentuer lorsque plusieurs jours de fortes températures se succèdentLes conséquences se voient déjà dans les recours aux soins. Une étude française a rapporté une hausse des passages aux urgences psychiatriques lors des épisodes de chaleur, notamment pour la démence et les psychoses, avec un effet pouvant s'accentuer lorsque plusieurs jours de fortes températures se succèdent. D'autres données suggèrent également une augmentation du risque suicidaire lors des canicules.
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